|
|
Classement de l'Etudiant |
16/11/2009 |
Le magazine L’Etudiant vient de publier
son classement des Grandes Ecoles de Management, l’occasion
pour le Directeur du Groupe ESC Pau, Monsieur Jean-Pierre Lahille,
de revenir sur les méthodes utilisées.
Voir la vidéo de Monsieur Jean-Pierre Lahille, sur le site studyrama
Mademoiselle, Monsieur,
Pour la deuxième année consécutive, l’ESC PAU a décidé de ne pas apparaître dans le classement des Grandes Ecoles de Management
publié par le Magazine l’Etudiant. Nous assumons totalement ce choix et nous vous expliquons pourquoi.
Les classements ont pour objet de donner des informations précises et fiables au choix d’Ecoles par les familles et au choix
des candidats par les entreprises.
Y parviennent-ils réellement ?
1-Non car les méthodologies de ces classements sont souvent sujettes à caution. Elles sont d’ailleurs régulièrement contestées
par les écoles y compris les plus grandes. Les journalistes reconnaissent eux-mêmes leur relative impuissance “oui c’est compliqué,
mais il faut bien classer !”.
Certains critères trop difficiles à mesurer sont écartés, les réponses ne sont pas toujours vérifiées, et certaines questions sont peu
pertinentes pour mesurer la qualité d’une école.
Un exemple parmi tant d’autres : la qualité d’une école dépendrait du nombre de diplômés au motif qu’un réseau de 20.000 diplômés
est plus efficace qu’un réseau de 5.000. Incontestable, sauf que ce critère condamne irrémédiablement les écoles les plus récentes.
Est-on plus mauvais parce que l’on n’a pas cent ans ? Et en quoi le nombre de diplômés est-il un indicateur de la qualité actuelle
d’une école ?
2-Non car les classements ne sont pas transparents. En décembre 2006, nous avons demandé à l’Etudiant de nous communiquer
sa méthodologie. Sans succès. Est-ce que vous, candidat aux concours d’entrée des Grandes Ecoles, vous accepteriez d’être classés
sans connaître ni les critères de jugement, ni vos notes, ni les coefficients appliqués ?
3-Non car les critères de jugement ne prennent pas en compte les spécificités de chaque école. Les classements ont des effets
pervers évidents. Ils induisent notamment une certaine homogénéisation des écoles. En conséquence une école qui souhaite exprimer
des méthodes différentes, n’a que peu de chance d’être bien classée. A l’ESC Pau, nous avons choisi l’innovation pédagogique pour faire
progresser notre métier et nos étudiants. Et paradoxalement, ce positionnement d’école innovante nous pénalise.
Il ne s’agit pas pour nous de juger la méthodologie des classements. Ce choix appartient aux journalistes. Mais à condition que la méthode
soit convenable, que les données utilisées soient vérifiées et que la transparence soit de rigueur. Sinon au lieu d’éclairer les uns
et les autres, les classements apportent de la confusion et surtout ils peuvent faire croire à tort que telle école est extraordinaire
et telle autre mauvaise dans l’absolu.
Si comme l’exprimait le directeur de l’Etudiant dans son édition de décembre 2005, “les palmarès servent aussi à faire vendre des journaux”,
nous avons la conviction que les magazines doivent consacrer des moyens plus importants à l’élaboration des classements.
Des moyens à la hauteur des enjeux : la réputation des écoles et de leurs équipiers.
Lorsque ces conditions sont réunies, nous sommes prêts à participer à tous les palmarès. C’est pourquoi cette année encore nous serons
présents dans le classement du magazine Challenges.
Vous souhaitez échanger avec nous sur ce thème ?
Ecrivez-nous : jean-pierre.lahille@esc-pau.fr ou téléphonez-nous au 06 73 70 64 71.
Je serais très heureux de répondre à vos questions, de commenter ensemble cette décision.
Je vous souhaite bon courage dans vos études. Le jeu en vaut la chandelle.
Cordialement.
Jean-Pierre Lahille
|
|